Hier soir, j'ai de nouveau animé une table ronde de haut niveau sur l'avenir de la filière automobile, à l'invitation du Club économique franco-allemand et de la Chambre de commerce et d'industrie franco-allemande.
Et nous sommes retournés dans l'un des lieux les plus prestigieux de Paris, le Cercle de l'Union Interalliée, à deux pas de la Place de la Concorde.
Ce ne sont pas les thèmes qui manquaient avec l’Industrial Accelerator Act (texte qui introduit une part de 70 % de contenu local), la révision de l’objectif 2035 (qui passe de 100 % à 90 % d’électrique), la compétition avec la Chine et enfin, les enjeux liés à la question de l’emploi en Europe.
Mon rôle n'était pas que d'animer.
J'ai participé aussi à la conception, en suggérant les noms des intervenants lors des réunions du comité de pilotage. J'ai par exemple invité le sénateur Rémi Cardon, rapporteur d'une mission d'information sur l'avenir de la filière auto (vers un crash annoncé ?).
Autour de la table, nous avions : Athina Argyriou, Présidente déléguée de la Chambre Syndicale Internationale de l’Automobile et du Motocycle (CSIAM) ; Maria Ianculescu, Directrice des Affaires internationales de la PFA - Plateforme automobile ; Michel de Rosen, Président du Conseil d’administration de FORVIA ; le Dr. Frank Niederländer, Vice-Président des Affaires européennes de BMW Group ; et François Roudier, Secrétaire général de l’OICA (Organisation Internationale des Constructeurs d’Automobiles).
Pour qu'une table ronde de ce type soit fluide, cela demande de la préparation. Il y a donc eu un travail en amont pour s'imprégner des avis des uns et des autres. Et c'est toujours un peu subtil, quand on a dans le panel le Président d'une grande société.
Il faut savoir s'adapter. J'ai par exemple enregistré au dernier moment en vidéo le sénateur qui ne pouvait plus venir, de façon à ponctuer le panel avec des extraits. Et après, vient le temps de la préparation d'un déroulé, de façon à cadrer le débat.
Ce qui compte, ce n'est pas seulement la satisfaction des organisateurs (qui étaient contents de réunir 140 personnes et d'avoir un panel de qualité), ou celle des orateurs*, mais aussi celle du public. La meilleure récompense est celle du public. Quand on vient vous voir, tout au long du cocktail qui suivait, juste pour exprimer que la table ronde était dynamique et que les spectateurs ont perçu que vous maîtrisez le sujet, le but est atteint.
Mon rôle est de faire en sorte que la soirée atteigne ses objectifs. Et en l'occurrence, le souhait était de sortir des oppositions stériles et de montrer qu'il n'y a pas de solution unique en termes d'énergie, et que les acteurs qui ont une offre globale (moteurs, hybrides, électriques) sont mieux armés pour répondre aux besoins de clients dont les attentes sont très différentes selon les régions du monde.
A priori, ce rendez-vous est bien parti pour se pérenniser car la filière automobile est un thème fort dans le cadre du dialogue franco-allemand. Et l'actualité est très riche.
*J'ai eu un mail de félicitations de Michel de Rosen

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